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4/05/2026

Réunion paritaire nationale UCANSS du 28/04/2026

Réunion paritaire nationale UCANSS du 28/04/2026

Présents pour le SGPC:
Dr Yvan MARTIGNY Président du SGPC CFE-CGC
Dr Magali BOHOR PETIT Secrétaire Nationale Adjointe Communication

La réunion de négociation a porté sur le projet de protocole d’accord relatif à la promotion de la diversité et de l’égalité des chances, inscrit dans la politique RSE de l’Assurance maladie.

Une version actualisée du document a été présentée, intégrant les remontées issues des précédentes séances.
La négociation se poursuit désormais sur les dispositions de fond de l’accord.

Le SGPC a souligné la nécessité de mieux reconnaître certains engagements citoyens, tels que les fonctions de conseiller prud’homal ou de conseiller du salarié, au même titre que d’autres formes d’engagements (réserve, action citoyenne…), avec une approche au cas par cas.

La question des indicateurs reste également en débat, avec une demande de clarification sur leur construction et leur pertinence, notamment en matière de suivi des discriminations.

Sur le volet conciliation vie professionnelle / vie personnelle, les discussions ont porté sur le droit à la déconnexion, dans un contexte d’usage croissant des outils numériques (Teams, messageries professionnelles sur téléphones personnels). Il a été rappelé que l’absence de réponse en dehors du temps de travail ne doit entraîner aucune conséquence pour les salariés, même si certaines situations exceptionnelles peuvent nécessiter une continuité d’activité. Cette question renvoie plus largement aux pratiques managériales, pour lesquelles un respect strict des horaires de travail et de réunion est attendu.

Le droit d’être contacté n’est pas un devoir de répondre.

Il faut, également, ne pas encourager le recours aux technologies de l’information (téléconférences, visios…) outre mesure; plutôt que des réunions ou formations en présentiel. Car les salariés perdent le contact avec leurs collègues de travail et avec leurs managers: la direction explique que ce n’est pas l’idée, que l’utilisation des technologies de l’information devient « stable » maintenant et qu’il faut aussi maintenir les rapports humains en entreprise.

Les sujets liés à la parentalité et aux congés ont également été soulevés, notamment la nécessité de garantir que certains congés (comme le congé de naissance) ne pénalisent pas les dispositifs d’intéressement.

Des préoccupations ont aussi été exprimées sur l’évolution globale de la politique salariale, marquée par l’absence de revalorisation du point depuis plusieurs années et par une réduction des marges de négociation. Depuis plusieurs années il n’y a plus d’augmentation de la valeur du point, mais aussi, plus aucune marge de négociation sur ce qui était considéré comme « périphérique » (congés,  rémunération, heures variables…).

Ce qui est interprété comme un signal fort de la direction de ne plus rien vouloir négocier!

Plusieurs points d’attention ont été formulés sur le contenu du projet d’accord lui-même :
– un préambule jugé trop descriptif
– un traitement encore insuffisant des enjeux liés à l’intelligence artificielle
– des modalités organisationnelles (calendrier des réunions, lisibilité des dispositifs) à améliorer.

Enfin, la loi prévue sur la transparence des rémunérations aura probablement un impact sur cet accord et il faudra alors l’intégrer.

Dans l’ensemble, si le projet d’accord pose un cadre et affiche des intentions en matière de RSE, les échanges ont souligné la nécessité:
– de renforcer son caractère opérationnel
– de sécuriser certains droits
– et de mieux traduire les engagements en mesures concrètes et mesurables.

Le bureau national
La prochaine réunion se tiendra le 22/05

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