Info-flash IRP — 7 octobre 2015

Chacun jugera !

SAPC : “Syndicat Absent Pour Concerter”

Une fois de plus et comme à son habitude, sur le thème de la négociation des Instances représentatives du Service médical et de la CNAMTS, le SAPC a publié ses invectives, sur fond de peur, sans une once de recherche de consensus, parsemées de contre vérités agrémentées de calomnie.

Si nous partageons régulièrement les préoccupations légitimes des confrères adhérents à ce syndicat, ces derniers donnent leur confiance à une direction dont le moteur ne fonctionne que sur l’ignorance et la rupture.

  • L’Ignorance
    Comment pourrait il en être autrement quand on est absent de la majorité des réunions de travail. Dernière en date, le 5 octobre ou après avoir maintes fois réclamé leur présence à la réunion de bilan du comité des carrières, le SAPC devait en être la seule organisation absente.
  • La rupture
    C’est le fil rouge de la politique menée par leurs représentants. Il la pratique envers toutes les représentations des praticiens conseils sans jamais avoir compris que les praticiens conseils, toutes affiliations confondues, chérissent avant tout la culture de l’union. Cette rupture, ils l’entretiennent aussi en leur propre sein. Le 1er octobre la confédération UNSA a annoncé en séance que le SAPC n’était plus affilié à leur organisation et n’était de fait plus habilité à les représenter.
    Quelques semaines auparavant, leur trio de tête n’était plus qu’un duo carnivore car il venait d’exclure leur frère fondateur “canal historique” marseillais.

Restent les questions sur le fond du problème et les constats de contrevérités.

  • Pourquoi des instances représentatives du personnel ?
    Nous nous serions bien passés de ces évolutions mais depuis 2008 le législateur impose des organisations strictes de dialogue social. Par ailleurs, la mise en place en a été contrainte par le SAPC a force de dépôts de plainte et de menaces de délit d’entrave à l’encontre du Directeur général. Ils prenaient déjà le risque pour les praticiens conseils de n’avoir aucune représentation spécifique compte tenu des textes en vigueur qui ne prévoyaient aucune représentation catégorielle.
  • Instances régionales ou instance nationale ?
    Un premier accord avait prévu un comité d’établissement national du service médical avec trois collèges dont celui des praticiens conseils. Suite à la plainte de la CFDT cet accord a été cassé par voie de justice.  La direction régionale du travail nous a cependant offert la possibilité de renégocier entre partenaires un nouveau schéma.A ce stade, le SAPC s’étant exclu des négociations en cours (absent à 3 séances sur les 4), toutes les organisations syndicales sont d’accord pour mettre en place au sein de chaque DRSM un comité d’établissement avec trois collèges dont un collège praticiens conseils. Régional ne rime donc pas avec “réduits au silence”.
  • Comités d’établissements et Comité central d’entreprise : un risque ?
    Dès lors que des comités d’établissements régionaux sont mis en place, il y a obligation à instituer un comité central d’entreprise dont les membres sont élus par l’ensemble des titulaires élus des comités régionaux d’établissement.

    Le risque d’absence de représentation des praticiens conseils au niveau national existe bien si ces représentants nationaux sont élus par l’ensemble des titulaires des comités régionaux sans distinction de collège d’appartenance.

    A ce stade de la négociation toutes les organisations sont partisanes de la mise en place au niveau national d’un collège praticien assorti d’un mode d’élection spécifique qui satisfasse la représentation des forces syndicales des praticiens. Toutes les organisations sauf une, le SAPC, allez comprendre ! SAPC dont le représentant devait déclarer en séance, ne pas être opposé à ce que les élections au CCE soient faites par l’ensemble des élus des Comités d’établissement régionaux sans distinction d’appartenance à telle ou telle catégorie de salariés. Dans ces conditions, seuls des agents siègeraient au CCE.

Le SAPC applique la classique politique du sabordage pour faire monter le mécontentement. A l’ignorance et à la rupture se joint le calcul du “suicide”. Ce même représentant ne devait-il pas déclaré lors du dernier CNC, que finalement, comparaison faite avec une autre profession médicale, la production des praticiens conseils ne s’apparenterait qu’à du “vent” déclenchant dans le même temps la réaction d’indignation de l’ensemble des organisations présentes…

Bien “belle” image et défense des praticiens devant les représentants de la direction ! Chacun jugera !

La confiance des praticiens conseils envers leurs représentants est un bien précieux qui doit les encourager à forcer la recherche de consensus avec tous types d’interlocuteur et l’union la plus large afin de préserver l’expression de tous les praticiens conseils.

Cela a toujours été notre vision des positionnements à adopter. Cette attitude responsable nous a permis d’obtenir à la fois l’assurance de l’écoute, du respect et celle des résultats sonnant et trébuchant dont seuls les praticiens conseils ont pu tirer bénéfices ces dernières années dans un contexte de restriction budgétaire historique.

Tout n’est pas gagné, beaucoup reste à faire, mais les clés de la réussite ne peuvent reposer sur la culture de l’ignorance, de la rupture, de la chaise vide et du suicide calculé.

Bien confraternellement,

Vos représentants
SGPC-CFE-CGC