Info-flash du 3 novembre 2016

En réponse à vos questions : à lire avant d’aller voter !

SGPC CFE-CGC : un peu d’histoire, le bilan, un programme

Jean-François GOMEZLe Syndicat général des praticiens conseils siège à l’UCANSS, l’organisme où se négocie la convention collective qui définit les règles de nos emplois (salaires, classification, …). Telle était notre volonté pour marquer la singularité de notre exercice et confirmer notre indépendance. Cette convention collective a été signée par la CFDT, la CFE-CGC et FO.
Certains (SAPC), qui ne siègent pas à l’UCANSS, la critique. D’autres, qui la soutiennent (SNFOCOS -FO), s’allient désormais avec ceux qui la critiquent (comprenne qui peut !).

Nos anciens se souviennent du temps du “statut” où nous n’avions aucune garantie d’évolution de salaire hormis l’ancienneté. Jamais, nous n’avions la certitude de nous voir appliquer l’augmentation de la valeur du point quand elle était automatique pour toutes les autres catégories de personnel. Ces anciens se souviennent de notre action en justice. Nous avions porté, seuls, les centaines de dossiers des collègues et obtenu des rappels de salaires historiques et conséquents.

Depuis la convention collective, ces difficultés sont du passé. Une convention collective c’est fait pour cela : obtenir des garanties et des engagements de l’employeur.
Une convention collective c’est aussi : tirer des bilans d’étapes, construire des aménagements, des modifications, des avancées “gagnant gagnant”.
Il faut être en capacité de suivi, d’analyse et de propositions. C’est trouver un chemin d’entente, conserver le dialogue.

Tel est notre état d’esprit au Syndicat Général des praticiens conseils.
Croire que l’on peut tout obtenir dans un rapport de force à la recherche d’une victoire unilatérale est un signe d’immaturité en matière de stratégie de négociation, et pire, c’est un échec programmé d’avance et la certitude d’une décrédibilisation pour l’avenir.

Notre convention date de 2006. En 2012, il fallait encore avancer car si la première étape nous assurait déjà plus de sécurité, nous étions encore en décalage sur des éléments de rémunérations supplémentaires dont jouissaient entre autres les agents de direction. Une fois de plus, nous avons été les seuls à en faire le constat alors que certains praticiens, siégeant pourtant au sein de syndicats communs aux agents de direction, ne soulevaient pas ces mêmes constats (SNFOCOS-FO).
Un coin supplémentaire d’avantages a été enfoncé en 2012 pour le bénéfice des seuls praticiens conseils car aucune catégorie de salariés n’avait et n’a encore obtenu la moindre évolution depuis 2010.

Nous sommes en 2016, le contexte évolue et ce qui servait de base de construction à l’édifice conventionnel en 2006 doit être adapté. De plus, certains points n’ont pas produit leur effet.
Nous avons continué de débusquer à force de travail et de recherches, le hiatus qui continue d’exister avec les agents de direction (montants des parts variables, progression de points de contribution, points de mission spécifiques, …). Pendant que le silence est toujours de mise chez nos collègues “multi catégoriels”.

Lors du dernier bilan de notre convention collective à l’UCANSS, nous avons été encore les seuls à produire une déclaration préalable et à énoncer les pistes de progression et de dialogue que nous souhaitons voir mises en place. C’est notre programme (lien). Dès le début de 2016, nous avions déjà demandé une ouverture spécifique de négociation pour notre convention collective (Ouverture négociations). Nous étions toujours les seuls à faire cette demande quand ceux qui crient aujourd’hui sur l’hégémonie que nous revendiquons comme salvatrice pour les praticiens, continuaient de se taire à l’UCANSS au sujet de ces mêmes praticiens conseils.
D’autres (SAPC) revendiquent l’initiation du comité des carrières qui fait, entre autre, des propositions sur l’aptitude aux fonctions des MCRA et MCR. Ils seraient donc préoccupés de la hiérarchie quand ils revendiquent son annihilation (comprenne qui peut !).

Aujourd’hui, nous sommes en sous-effectif par rapport au poids de nos missions. Le taylorisme ambiant constitue une réponse d’autorité niant la capacité des praticiens conseils à produire intelligemment, à analyser les problèmes, à dégager les solutions. C’est le sens de notre dernière intervention auprès du Directeur général (lien).

Quand certains vous interpellent à la veille d’échéance électorale, nous préférons interpeller le décideur, le responsable, l’employeur, en continu et en signant nominativement.
Cette volonté d’interpellation est nationale tout autant que régionale. Par exemple, sur la seule région Ile de France, entre le 29 janvier 2014 et le 29 septembre 2016 se sont tenus 17 comités de concertation régionaux. Quand notre ami et représentant Dominique Soule de Lafont et son équipe interpellaient la direction régionale sur 82 points de questionnement, le SAPC en soulevait 8 dans le même temps. Constat tout aussi édifiant au Comité national de concertation pour 2016 : quand le SGPC soulève plus de 74 % des questions, le SNFOCOS en produit 14 %, le SAPC 11 %.

De surcroit, que dire de notre discipline à vous informer ?
Nos comptes rendus sont systématiques et ne se résument pas à des soubresauts d’information préélectorale. Vous avez tous types d’informations sur notre site. Nos responsables sont joignables 24h sur 24h.

Quand certains (SNFOCOS-FO) critiquent le fait que deux d’entre nous consacrent désormais leur activité à l’action syndicale, à votre service, en la qualifiant de “douce retraite”, ils oublient de préciser que seule la CFE-CGC, sur les cinq grandes confédérations qui disposent toutes des mêmes moyens d’exercice syndical (plus de 25 ETP par confédérations), a alloué du temps d’exercice syndical aux praticiens conseils. Qui saurait s’en plaindre ? Que ces mêmes continuent donc sans hésiter d’accepter de ne pas être reconnus au sein de leur propre organisation commune aux agents de direction et de ne disposer de rien … ou des quelques miettes laissées pour défendre la voix des praticiens conseils. (cf. Info-flash du 21 janvier 2016)

Une dernière anecdote : en 2016, un responsable national CFTC devait faire l’objet d’une convocation de l’employeur pour entretien préalable à sanction. Aucun représentant CFTC ou d’autre syndicat n’a souhaité l’accompagner, seul le représentant régional du SGPC-CFE-CGC s’est présenté pour accompagner notre confrère …

Notre organisation syndicale travaille.

Sa doctrine est celle de la défense de l’intérêt de tous les praticiens conseils.
Sa ligne de conduite est celle du dialogue.
Nous construisons patiemment mais sûrement.
Bien confraternellement

Dr Jean-François GOMEZ
Président du SGPC CFE-CGC

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