Info-flash du 14 mars 2016

10 mars 2016

Interventions du SGPC au CONSEIL de la CNAMTS et à L’UCANSS

Suppression de 232 postes de médecins conseil

INC UCANSS Conseil CNAMTSRencontre avec le DGProjet d’action

Comme nous vous l’avions annoncé, nous sommes intervenus le 10 mars par l’intermédiaire de Jean François GOMEZ et Yvan MARTIGNY au Conseil de la CNAMTS et en Instance Nationale de Concertation à l’UCANSS pour dénoncer la décision de la CNAMTS et du Ministère de supprimer 232 postes .

INC UCANSS

Vous trouverez ci joint la déclaration liminaire d’Yvan MARTIGNY à l’UCANSS au nom de la CFE-CGC. ==> Declaration liminaire SGPC-CFE-CGC_INC
Aucune autre organisation syndicale n’a jugé utile de la soutenir ou simplement commenter en séance.

Conseil de la CNAMTS

Le Conseil de la CNAMTS devait quant à lui aborder la question de la réorganisation des réseaux de l’Assurance Maladie.
Le représentant de la confédération FO a demandé confirmation de la suppression budgétaire de 232 postes de médecins conseils et ses motifs.

Jean-François GOMEZ est intervenu pour souligner la gravité de la situation et la façon dont les tractations de la COG ont conduit les conseillers, sans éclairage précis, à valider la suppression de la budgétisation de ces emplois.
Il a souligné l’impact délétère prévisible sur l’objectif national de maîtrise des dépenses de l’Assurance Maladie, les praticiens conseils ayant majoritairement à charge l’endiguement des dépenses et la vérification de leur bienfondé. Il a demandé à être reçu dans les suites immédiates du Conseil par le Directeur général.

En réponse à cette dénonciation conjointe FO et CFE-CGC, le Directeur Général a précisé que cette décision est tirée de l’analyse des différentes catégories d’emplois et de leurs vacances en fin de COG. Les faibles nombres de candidats au concours et de recrutés chaque année ont conduit à la suppression budgétaire.

A cet argumentaire, Jean-François GOMEZ a répondu que ce constat n’était que le résultat d’une politique de recrutement plus qu’atone depuis au moins une décennie et qu’il avait suffit de quelques actions de promotion cette année pour doubler le nombre de postulants.

Rencontre avec le Directeur Général

A l’issue du Conseil, JF GOMEZ et Y MARTIGNY ont été reçus par le Directeur Général.

Celui-ci a précisé que si l’objectif de suppression de 4500 postes devait être atteint, les 232 postes de praticiens concernaient des postes qui jusqu’à ce jour ne pouvaient être pourvus. Ainsi, selon lui, il ne devrait pas y avoir d’impact sur l’effectif actuel car il s’engage à remplacer chaque départ de praticien conseil alors que pour les agents seul un sur deux est remplacé.
Il a également rappelé qu’il gardait la main sur la nature des emplois à supprimer comme à pourvoir et qu’à ce titre il souhaitait maintenir la dynamique de recrutement des praticiens conseils et adapter l’effectif de recrutement à l’évolution de l’effectif des candidats.

Nous lui avons rappelé que la politique de ressources humaines du service médical avait été catastrophique :

  • impossibilité de connaître précisément l’effectif actuel des praticiens conseils
  • absence de méthode d’évaluation des besoins alors que les charges de travail évoluent sans freins
  • faiblesse de la réflexion sur les paramètres visant à renforcer l’attractivité.
  • gel de la politique salariale
  •  absence de mesures correctives en faveur des régions en sous effectif chronique qui souffrent de la « triple peine » (moins d’effectifs, moins de points, moins de part variable et d’intéressement car leurs objectifs ne sont pas modifiés).

Nous avons noté que si la dernière réunion des MCR avait conduit à affecter prioritairement les postes du concours aux régions déficitaires, cette méthode partant d’une bonne intention va décourager tous les postulants attirés par la promesse d’une affectation dans leur région qui, sans nul doute, était à l’origine du regain d’intérêt actuel. Contraindre le choix d’affectation ne fera que diminuer le choix d’intégration.
Là encore une réflexion s’impose sur le renforcement de l’attractivité spécifique des ces régions en difficulté.

Le Directeur Général nous a entendu et a clairement exprimé qu’il avait la main pour la répartition des 4500 postes à supprimer dans la COG. Nous souhaitons lui avoir fait comprendre que cibler les praticiens conseils était une erreur dans le contexte actuel de recrudescence des candidatures au concours des MC et qu’une affectation prioritaire des postes sur certaines régions allait ruiner ce renouveau de postulants.

Projet d’action

Pour autant, nous n’avons aucun engagement de sa part et la suppression des 232 postes reste d’actualité.
Dans ces conditions, en accord avec le constat partagé par les autres organisations syndicales de praticiens conseils, nous envisageons de participer à la mise en place d’une coordination intersyndicale dont le contenu des actions et les modalités d’informations seront conjointement élaborés.