Info-flash du 10 mars 2016

Coup de tonnerre budgétaire

Véritable coup de poignard portés à l’encontre des praticiens conseils

L’annonce a été faite lors du dernier CODIR des médecins conseils régionaux : le ministère a supprimé la budgétisation de 232 postes de praticiens conseils.

Cette décision négociée en catimini par le précédent Directeur Général s’inscrivait dans le cadre des engagements pris par la CNAMTS en 2014 auprès du ministère à l’occasion de la construction du contenu de la Convention d’objectifs et de Gestion 2014 – 2017.

Il est nécessaire de rappeler que la CFE-CGC, après positionnement de notre organisation syndicale, avait refusé de porter approbation de la COG compte tenu d’un engagement global de suppression de 4500 postes de salariés de la CNAMTS en trois ans sans la moindre précision sur les personnels concernés.

Il est également nécessaire de rappeler que cette COG et les restrictions de personnels afférentes , avaient été adoptées par le conseil de la CNAMTS grâce aux votes d’abstention de la CFDT, de la CFTC et de l’UNSA.

Aujourd’hui, c’est le corps des praticiens conseils qui va payer proportionnellement le plus lourd tribu résultant du positionnement de ces organisations syndicales sensées défendre l’intérêt des salariés tout autant que celui de la CNAMTS et dont nous étions en droit d’attendre un vote d’opposition à l’instar de la CFE-CGC.

Cette décision est :

  • un véritable non sens au regard des besoins actuels vis à vis de la charge de travail des praticiens conseils et de l’afflux de candidatures que nous enregistrons actuellement ;
  • une rupture de confiance à l’égard des conseillers de la CNAMTS par défaut de transparence ;
  • une balle tirée dans le pied de l’assurance maladie au regard de ses objectifs en matière de régulation des dépenses. L’analyse des CPG, feuilles de route des services de la CNAMTS, montre bien que si la majorité de ces derniers se voit imposer de liquider au mieux et au plus vite les prestations, le service du contrôle médical, dont on ampute les effectifs, reste le seul à porter la charge de la limitation et du contrôle du bien fondé des dépenses.

Lors du conseil du 10 mars, nous interpellerons, par le biais de notre représentant Jean-François GOMEZ, le Commissaire du gouvernement afin de préciser si cette décision a bien été pesée par la Ministre elle même, ainsi que le Directeur Général afin de connaître sa position et ce qu’il entend mettre en œuvre suite à cette mesure calamiteuse.